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L'HISTOIRE DU QUARTIER "MAARIF"

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L'HISTOIRE DU QUARTIER "MAARIF"

Message par Admin le Dim 8 Déc - 23:24

L'HISTOIRE DU QUARTIER "MAARIF"



À l’origine, le quartier du Maârif était situé loin du centre ville. Ce qu’on appelle un quartier périphérique. Zone pauvre, il était surtout peuplé d’Italiens et d’Espagnols. 
Ce n’est qu’en 1917 qu’un prêtre franciscain se risquât à découvrir ce quartier, il s’agit du Père Bonaventure Cordonnier. 
Ce qui en fait aujourd’hui l’un des centres urbains les plus en vue de la ville de Casablanca. 


Le quartier Maârif affiche sa vie trépidante.
L’histoire du Maroc nous apprend que le terme «Maârif» désigne une fraction de la tribu des Mzab, originaires de la région de Ben Ahmed. Une zone rurale jadis connue pour la bravoure, le courage et l’abnégation de ses Kiads. Les Maârifs, qui ont réussi au long des décennies une belle expansion terrienne, sont arrivés dans la région qui sera plus tard connue comme Casablanca et ils y achetèrent des parcelles de terre. 
Le nom du quartier découle donc du fait que ces personnes possédaient des terres dans ce quartier. 
- Les historiens de la ville de Casablanca voudraient que l’origine moderne du quartier prenne naissance dans une ferme. 
C’était une ferme tenue par un riche agriculteur qui avait sa maison dans la rue du Ballon d’Alsace, angle Boulevard Camille Desmoulins. Il y avait là plusieurs bâtiments, dont la Villa «Chez Deschamps» transformée plus tard en «Maison Portugaise» qui avait accès également par la Place des Halles; cette place fut toujours un terrain vague avec des chardons où les enfants allaient jouer au foot juste derrière le marché. 
- Il existe également une villa de Maître rue de l’Atlas au numéro 11 qui date de cette époque avant le Protectorat. Ces terrains étaient traversés à l’Est le long du Bd. Jean Courtin (Ex Rte de Mazagan) par l’Oued Bouskoura. D’anciens témoignages attestent d’une vie presque de villégiature sur les bords d’un fleuve qui avait entamé sa phase phréatique. Au bord de cet oued se trouvait un four à pain primitif, unique dans son genre ainsi que le Hammam qui jouait son rôle de lieu de rassemblement des populations. L’ensemble avait des murs d’enceinte en terre battue, que l’on pouvait voir en partie, rue du Bourbonnais


1911, année charnière 
Le quartier a été fondé en 1911 par trois négociants Anglais. Les terrains étaient 50 fois moins chers que ceux du centre ville. Dans une photo aérienne de 1922 nous y voyons au centre l’Eglise qui a donné corps à tout ce quartier. Il n’y avait encore rien : pas de cinémas Monte Carlo, ni Mondial encore moins Familia, pas d’école en bois, non plus. Ce terrain devait être un boulevard avec des jardins au centre, et une belle perspective depuis la route de Mazagan. Mais, la spéculation a empêché la réalisation de ce projet et bien d’autres. Il y avait là quelque cent familles qui s’étaient risquées à abandonner la vieille médina de Casablanca (Ex Comptoir Portuguais repris par les Espagnols au 18ème siècle, qui obtinrent du Sultan le privilège du commerce). Cette ville naissante, qui sera plus tard, l’ancienne médina était une réelle forteresse conçue dans le pur style des cités protégées, où l’on fermait les portes au coucher du soleil... Dans la journée, les maraîchers vendaient leurs marchandises, hors murs le long de l’oued. 
La ville était circonscrite dans l’enceinte de l’ancienne médina, seul le cimetière de Sidi Belyout se trouvait en dehors, et le port n’existait pas encore. L’oued Bouskoura longeait les murs d’enceinte et son embouchure à la mer. La plage de Sidi Belyout se prolongeait jusqu’aux roches noires. Les premiers habitants du Maârif longeaient eux aussi l’oued et arrivaient sur les bords de plage du côté des Roches Noires. 
Au début du siècle, les historiens affirment que le quartier du Maârif était situé en zone dite d’insécurité (l’histoire retient cette date du 30 juillet 1907, jour du massacre des Européens à Casablanca). 
Les quelques Européens qui y habitaient ne possédaient qu’un lopin de terre pour planter les légumes et une baraque en bois. Aucun aspect de la vie moderne. C’étaient les prémices d’une bourgade rurale à la lisière d’une ville naissante. 


L’histoire d’une naissance 
Dans «le Maroc pour tous» de Luis Cros (Librairie Universelle Paris. 1914) nous trouvons un véritable trésor de statistiques économiques et autres du début du siècle, jusque fin 1913, pour inciter les Français à se rendre au Maroc, dont voici un extrait: «la population musulmane autochtone non assimilable (le vrai musulman ne s’embarrasse pas de nationalité, il est musulman avant tout) et son sol, sujet à l’indivision.... 
«Je n’impose rien, je ne propose rien, j’expose». Le Maréchal Lyautey avec le concours de grands urbanistes comme Prost et d’autres, a ordonné de tracer le plan de la ville, selon le dahir du 16 Avril 1914 (12 Joumada 11/1332) relatif aux alignements, au plan d’aménagement et d’extension des villes, qui a mis de l’ordre dans les implantations incontrôlées. 
Après plusieurs arrêtés municipaux et viziriels comme celui du 25 Juillet 1922 ou celui fixant le périmètre de la ville, le ler Octobre 1925, un plan général de voirie a été décidé. Et enfin l’arrêté municipal permanent de voirie et construction du 2 Janvier 1952 signé par le Pacha Si Hadj Hammad El Mokri et A. Grillet, sous Directeur Chef des Services Municipaux de Casablanca a été un des principaux déclencheurs de ce que sera la ville plus tard.


Le quartier Maârif : La Venise Casablancaise
Fidèle à ses origines, le quartier du Maârif garde un cœur, grand comme ça ! Il reste ouvert à tous sans exception. Il fut longtemps un lieu de brassage, de solidarité, de tolérance et d’entraide entre différentes populations. Seraient-ce ces mêmes qualités qui en font aujourd’hui, un des lieux les plus fréquentés de Casablanca ? Sans aucun doute ! Il n’en demeure pas moins que ce quartier aimé de tous, est résolument tourné vers l’avenir. Certaines valeurs sont éternelles…




Le Maârif du début du siècle dernier est considéré comme une zone d’insécurité (30 juillet 1907 : massacre d´Européens à Casablanca). Ceux qui y habitent sont à la merci des pilleurs. Ils ne possèdent qu´un lopin de terre pour planter des légumes et une baraque en bois. Le lieu est un faubourg de Casablanca, à environ 2km 500 du centre ville. En 1911, des négociants anglais, Murdoch et Buttler, y achètent, des terrains cinquante fois moins chers que ceux du centre. Le tout est acquis à une fraction de la tribu berbère des Maârroufis, issue du village de Ben Ahmed (El Maarif-Regada existe encore aujourd'hui dans la région de Ben Ahmed)*. La revente des terrains sur plan, par lots, débute vers 1915/1916. L’acquéreur est une société immobilière qui les revendra à son tour. Pour ce, elle accroche une annonce devant le « grand café du commerce » dans l’ancienne médina. Le lieu est une véritable foire aux terrains. Tous les courtiers s’y retrouvent. Vu la crise du logement, le prix d’un lot au Maârif s’élève parfois à 10 000 anciens Francs (pour des salaires de 10 à 15 Francs/ jour). La maison en préfabriqué coûte 100 à 120 Francs le m2. Les prix sont en Peseta Hassani (1Fr : 1,25 P.H.). Par ses origines, le Maârif est un vrai village dans la ville. Il n´était d’ailleurs pas inclus dans le Plan Prost (1er plan d´urbanisme de la ville). Et pour échapper à la spéculation, les petites bourses recherchent des terrains hors périmètre. C’est ainsi que dès 1912, des petites gens s’installent pêle-mêle, dans des baraquements en bois. Les briques et le ciment sont encore importés d´Espagne à prix d´or. Et la première briqueterie ne sera construite à Fédala que quelques années plus tard. Le moindre coût de ce quartier attire les nombreux immigrants espagnols et italiens à faibles capitaux. Des Grecs, des Portugais, des Arméniens et d´autres ressortissants des Pays de l'Est y élisent aussi domicile (en très petit nombre). Cette tour de Babel parle en Français (très peu maîtrisent la langue arabe). Et c’est cette population d’ouvriers et de petits employés européens, qui assure le succès du lotissement du Maârif. Le quartier est assez éloigné du centre. Et il a tous les aspects des faubourgs populaires des villes côtières espagnoles. Les lacunes du plan Prost en matière d’habitat modeste apparaissent très vite. Le tracé de ces quartiers, basé sur un quadrillage trop rigoureux, ne tolérait aucun espace public. Les terrains sont sans voirie. Les rues sont tracées en damier, sans eau et sans lumière. Dès1916, l´assainissement de ce nouveau quartier devient nécessaire. Le Maarif est un marais insalubre. Et faire des égouts, avec une nappe phréatique si peu profonde, est hors de prix. Le Maarif fait donc à lui seul, l´objet d´un plan d´urbanisme et d’assainissement. Et paradoxalement, c’est en pleine crise financière mondiale (1929), que la construction du quartier prend un grand essor. Entre 1927 et 1933, le Maârif a déjà son aspect actuel.Le 11 novembre 1942, les Américains débarquent et délivrent le Maroc en bombardant Casablanca. Au Maârif, une bombe tombe sur le terrain mitoyen à l´école, une autre dans la villa des Torres, place du Nid d´Iris. 




La belle époque…!
Le Maârif reste longtemps, séparé du centre, par des champs. Il se développe donc au début, de façon totalement irrationnelle. On y trouve essentiellement des enclos, contenant des petites maisons et des immeubles bas, avec balcons et toitures - terrasses. On y rencontre à cette époque, trois formes d’habitations : les maisons à patio, les villas et les petits immeubles. 
1/ La maison dite « algérienne » est formée d’un rez-de-chaussée, surplombé d’une terrasse avec un garde-corps ajouré. Des petites chambres donnent à l’arrière, sur une cour, identique au patio des maisons marocaines ou espagnoles. Ces maisons sont souvent construites sans architectes, par des entrepreneurs. 
2/ Dès 1925, ces petites maisons à rez-de-chaussée sont surélevées. Elles se transforment en immeubles de deux, trois ou quatre étages. 
3/ Les petites maisons à un ou deux niveaux sont à leur tour appelées villas. En fait, ce sont plutôt des pavillons, composés d’une salle commune,une petite cuisine et une ou plusieurs chambres (pas plus de deux ou trois) donnant sur un petit bout de jardin. 
Tous ces logements révèlent les origines ibériques et méditerranéennes des résidents. Les décors mêlent des angelots, des grappes de raisin, des guirlandes. Mais dans ce nouveau quartier populaire, on trouve également les lieux de vie de la population. L’ambiance y est extrêmement chaleureuse. De nombreux ateliers d’artisans cohabitent avec les entrepôts, les cafés, les écoles, les dispensaires… Les commerces sont regroupés sur quelques rues. C’est la belle époque du quartier. Les habitants ont un réel sentiment d’appartenance à une communauté. Ils se sentent d’abord « Maârifiens » avant d’être Casablancais et créent même un journal local. 


Ce microcosme social multiculturel, mais avant tout méditerranéen, est d’une très grande solidarité. Tout le monde s’entraide et la cohabitation est très bon enfant. Toutefois, l’extrême misère de certains habitants du quartier, amène des sociétés de bienfaisance et des ordres religieux à créer de nombreux établissements scolaires et d’aides sociales (gouttes de lait, hospices…). Ces associations philanthropiques laisseront derrière elles des bâtiments encore existants aujourd’hui. Les Ecoles sont d´abord construites en bois. L’école des « Babalouches »(babouch : escargot) derrière l´Eglise, est remplacée par l´Ecole du Maarif, rue Fabre d´Eglantine. Elle est ensuite réinstallée sur le terrain de l´école d’origine en bois. L´école Dominique Savio, tenue par les Salésiens, est parrainée par Madame la Maréchale Lyautey. Idriss El Khoury (ancien écolier du Derb Ghallef) écrit à juste titre que lors des années 40 «le Maârif ne fut jamais un quartier fermé ou gardé par de redoutables policiers armés. Il était ouvert à tous, sans exception ; et ce, contrairement aux quartiers résidentiels de la bourgeoisie». Et comme en Andalousie, le quartier s’éveille au coucher du soleil. Dès lors, on se croit à Séville ou Grenade. Le soir, le paséo remplit les trottoirs et les terrasses de cafés sont bondées. Les habitants sont souvent occupés par les matchs de quartier. Les équipes de l’époque s’appellent l´Atlas, le Tajarapis, Canigou, le Galia Sport Maarifien. Les joueurs portent les noms de Samartano,Vazquez,Perez, Laumier.… Ce quartier est aussi à l’époque un des rares lieux de la ville où Européens et Marocains se mêlent sans conflit aucun. Créée dans les années 20, la « Commune libre du Maârif » est d’ailleurs, un des berceaux du mouvement ouvrier casablancais. Lors de la belle époque du quartier, elle est aussi fêtée tous les ans.

Vielle maison du Maarif


Une ville très hiérarchisée
Enfin, le quartier populaire du Maârif regroupe les Espagnols et les Italiens les plus pauvres, qui valorisent leur savoir-faire en mécanique. Ils dominent comme petits entrepreneurs et ouvriers du bâtiment. Les Espagnols forment à cette époque, la population étrangère la plus nombreuse après les Français. Ils jouent un rôle important dans la ville. Spécialisés dans le bâtiment, la pêche ou la réparation automobile, beaucoup d’entre eux sont tentés par l’assimilation, surtout après la guerre civile que connaît leur pays. Les Italiens quant à eux, très actifs dans le bâtiment et les travaux publics, vaudront au quartier le surnom de “petite Sicile”.


L’église du Maârif

PHOTO DE L'EGLISE EN 1920


   VUE AERIENNE DU QUARTIER VERS 1930.

L´église du Maârif est édifiée entre 1917-1918 par les Pères de la Mission Franciscaine. Elle est bâtie par le père Bonaventure CordonnierEn 1929la paroisse Saint Antoine comprenait le Maârif, le Nid d’Iris, le Palmier, le Derb Ghalef et Maârif Extension.  C’est en 1918 que seconstruit l’Eglise Franciscaine au style «Colonial Espagnol» comme en Californie. LePère Bonaventure Cordonnier (mort en 1946) y a dit sa première messe le 15 Septembre 1918 (Les Franciscains ont été remplacés par les Salésiens en 1929) devant et derrière l’Eglise, entre la rue du Jura et la rue des Alpes La Population du quartier est à 90% catholique. Beaucoup sont pratiquants. Les fêtes religieuses sont célébrées en grande pompe. Les feux de la Saint Jean (forte population d´origine d’Alicante) et les Processions du 15 Août pour Notre Dame de Trapani (population Sicilienne) sont des rituels incontournables. Ils sont l’occasion de grandes festivités dans les rues. Certains se souviennent des marmites de fèves au cumin, des chants des grandes processions où l´on sortait la Vierge avec clairons et fanfares…

   

Les cités patronales : début de l’habitat économique
À cette époque, des entreprises moyennes décident de bâtir des petits ensembles éloignés du centre, pour leur personnel. En 1922/23, une de ces cités patronales de la ville est donc construite au Maârif –extension. Elle comprend 25 maisons à un seul niveau. La pièce centrale profite d’un éclairage zénithal, grâce à un dôme vitré sur le toit. Certaines habitations sont réservées aux employés, d’autres aux ouvriers, aux familles ou aux célibataires. Le tout est parfaitement hiérarchisé et en cette période, uniquement occupé par des Européens.


Un quartier tourné vers l’avenir
À Casablanca, le Maârif est le quartier qui aura le plus dévié de sa vocation initiale. Sa transformation débute surtout vers les années 60. La construction d’immeubles de trois à cinq niveaux, remplace peu à peu les maisons à patio, les petites villas et les immeubles de faible hauteur. L’architecture d’origine a été remplacée par des immeubles (dit modernes) dont les distributions intérieures, ont perdu les qualités des maisons précédentes. Les anciens patios sont encombrés et mal entretenus. Ils ne jouent plus (ou si mal) leur rôle d’antan qui consistait à abriter une vie collective. Dès les années 80, les classes moyennes surinvestissent le quartier. Les cafés, kissarias et hammams se multiplient. L’église est transformée en centre culturel… Les commerces, jadis regroupés sur quelques rues, se distribuent désormais dans tout le quartier. De nouvelles boutiques investissent les placettes, les lieux de promenades… Les nouvelles constructions ont presque toutes des lieux prévus pour des magasins en rez-de-chaussée. Et la clientèle abonde… Ces rues du Maârif habitées par les familles du prolétariat espagnol et italien, progressivement réappropriées par les Marocains, gardent toutefois leur cachet si particulier et si sympathique (on y trouve encore les «Churros», les pépites, le «kanoun» à la droguerie du coin…). Elles ont perdu leurs noms d’origine, puisés, dans ceux des montagnes françaises. Certaines enseignes nous les rappellent encore aujourd’hui. La localisation du Twin Center, en bordure du Maârif, pose problème. Ces deux tours instaurent un véritable face à face entre les différents âges du quartier. La circulation est trop dense, les rues attenantes étroites pour des constructions d’une telle importance et le stationnement fait largement défaut. Néanmoins, cette prospérité commerciale rejaillit sur le Maârif et les voies adjacentes. L’emplacement de ce nouveau centre d’affaires est idéal. Situé entre les beaux quartiers, le centre-ville et les populations à revenus moyens, il reste fidèle à lui-même, ouvert presque à tous. Mais est-il vraiment à l’image du centre d’affaires, projeté dès 1930 ?



Rue du JURA vers 1960 (Ancienne rue des cinémas Maarifiens)

L’art d’annihiler la mémoire 
Quand on a décidé de détruire les salles de cinémas de la rue de Jura, on a tout bonnement fait fi de la mémoire collective des Casablancais, diaspora comprise. Pour de nombreux architectes et urbanistes marocains et étrangers, étudiants en visite pour étudier et découvrir le patrimoine de la ville, «c’est une immense erreur que d’avoir sacrifié les cinémas du Maârif pour construire de hideux immeubles à leurs places». Sans aucun scrupule de recyclage et de réaménagement, le verdict est tombé : on rase et on construit autre chose. Sauf que dans cette frénésie du tout béton, on a du même coup tué une partie de l’histoire de ce pays. <>. Il ne faut pas croire que c’est propre au Maroc, mais ce qui choque chez nous, c’est l’art du slogan. On nous casse les oreilles avec les discours sur la protection du patrimoine et de son importance pour notre histoire, et on autorise des démolitions à tour de bras. C’est ce double discours qui fait notre particularité. Au moins ailleurs, on détruit et on se la ferme ». Ce que souligne ici un grand architecte de la place fait écho à de nombreuses études faites depuis quelques années sur le rôle que joue la protection du patrimoine dans l’évolution culturelle d’un pays. Aujourd’hui, rien ne pourra redonner au quartier Maârif son aura d’antan. On a perdu à tout jamais ce qui faisait la beauté d’une région de la ville où le sens de la communauté, du partage avait des significations très avant-gardistes.


PHOTOS RECENTES DE QUELQUES RUES DU MAARIF

Rue du JURA:                          Rue de l'ESTEREL : 
    

LE MAARIF NOUVEAU ES ARRIVE
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